1 ere semaine ou l’apprentissage de la vie de cyclorandonneur.

Vissiblement le train ne convient guere a mon velo. La premiere journee a ete marque par de frequents arrets pour regler les petits problemes mecanique que je decouvrais au fur et a mesure. Cela a commence le matın avec l’attache rapıde de la chaine cassee que j’ai remplacee par un bon vieux bon maıllot classique. Puis c’est les derailleurs avant et arriere qu’il a fallut reregler.

Cette fois ci, c’est la bonne pensaıs-je. Mais non, car a une certaıne vıtesse le velo se mit a trembler et je constata avec angoisse que je perdais de l’huile de mon moyeu dynamo. Et pour courroner le tout, ma gaine de frein avant sortait de mon etrier a chacun de mes arrets en tordant la piece qui la maintıent ce qui a fınıt par la casser sans que je ne parvienne a savoir d’ou cela provient.

J’ etais encore au prise dans les meandres d’Istanbul lorsque je me resigna a faıre halte dans un magasin de velo. Et bien que le gerant ne parlait un traitre mot d’anglais, c’est dans un virtuose concerto a quatre mains que en moins d’heure, nous avons regler tout les problemes: un nouvel etrier, le moyeux avant resseree, des tendeurs pour arrimer les saccoches avant et une deuxieme bequille car la bequille centrale presentait deja des signes de fatigue sous le poids du velo charge.
Me voila enfin sur la bonne voie, mais avec 40km au compteur, je suis loin de mes objectifs journalier.
Le lendemain, depart a l’aube et plein de bonne volonte, je decida de prendre la petite route qui longe la cote et qui doıt etre pleın de charme, plutot que la route principale. Mais il s’agıt a proprement parle plus d’une piste certe pleıne de charme mais aussı de cailloux et de trous. Et il me faudra faire un detour de 25 km avant de retrouver la route a 8 km de mon point de depart.
Les jours suivant se passerent fort heureusement mieux. Et ils furent consacrés à l apprentissage par tâtonnement d une journée type de cyclotourisme. À quelle heure se lever, prendre la route? Quand prendre son petit déjeuner, son deuxième petit déjeuner, le dejeuner, le goûter, le souper? Combien de pauses et tout les combien de kilomètres? Comment gérer son hydratation? Et ainsi de suite.
Finalement c est assez simple, le but étant d’éviter « d être dans le dur ». On s arrête avant de ne plus pouvoir avancer, on boit avant d avoir soif c est a dire en permanence, et on mange avant d avoir faim mais pas trop car monter une côte après un copieux repas n est pas le plus indiqué pour une bonne digestion.

Bref on fait preuve de bon sens et chaque tour de roue nous amène eux aussi un peu plus dans le bon sens, avant de recommencer le lendemain.

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